Les fleurs au fil des saisons

Mai

Ne dit-on pas … en mai, fais ce qu’il te plait ?
Malgré les douches matinales, les vents frais et les températures capricieuses, les prés ont reverdi, les arbres se sont habillés de verts tendres , les fleurs épanouies.

 

 

Le marronnier commun ou le marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum L.), aux fleurs blanches ou roses spectaculaires et odorantes, ne vient pas d’Inde comme son nom pourrait le laisser croire mais d’une région située au Nord de la Grèce. Sa longévité peut atteindre plusieurs centaines d’années. Il est l’arbre d’ornement par excellence. Ses graines, les marrons – à ne pas confondre avec les châtaignes – sont impropres à la consommation,  mais n’en ont pas moins de grandes vertus médicinales.  La graine, son enveloppe et l’écorce sont utilisés depuis longtemps dans la pharmacopée pour leurs propriétés anti-inflammatoire, anti-oedemateuse, vasoconstrictrice et sont efficaces contre l’insuffisance veineuse.

Le marron d’Inde peut donc être utilisé dans les cas suivants :

  • L’insuffisance veineuse chronique
  • Les varices
  • Les ulcères variqueux
  • Les rétentions d’eau et œdèmes des membres inférieurs
  • En application locale lorsqu’il y a fragilité des capillaires et une peau qui marque facilement.

Pour en savoir plus sur les qualités et l’utilisation du marron d’Inde :

https://www.altheaprovence.com/blog/marronnier-dinde-aesculus-hippocastanum/

http://www.wikiphyto.org/wiki/Marronnier_d%E2%80%99Inde

 

Avril

Le coucou est arrivé, les hirondelles, aussi … De si loin ! Avec eux, c’est sûr, le printemps est enfin arrivé. Nous en avons quelques signes avec  la végétation, le retour des moucherons, l’éclosion des papillons, le vol du bourdon  et les températures qui remontent. Si, si !

 

Le lamier blanc (Lamium Album) n’est pas, contrairement à son apparence, une ortie. Touchez-le, vous verrez ! Il ne pique pas. Ses jolies fleurs blanches – et sa tige carrée, poilue, mais  dépourvue de poils urticants – ne laissent aucun doute. Les jeunes feuilles et ses fleurs sont comestibles et peuvent être consommées en salade ou être cuisinées comme des légumes. Le lamier blanc a fait l’objet d’études scientifiques et est reconnu pour ses nombreuses propriétés. Il rentre dans la composition de divers médicaments ou de compléments alimentaires.

Le lamier blanc est utilisé pour les inflammations des voies respiratoires, les troubles gastro-intestinaux, les diarrhées, l’élimination des toxines comme l’acide urique, responsable de la goutte ou de troubles articulaires. Ses vertus astringentes, antibactériennes, antifongiques, antivirales en font un allié précieux pour la muqueuse vaginale : vaginites, leucorrhées, dysménorrhées (règles douloureuses), infections urinaires et cystites, troubles de la ménopause, troubles uro-génitaux.

Il est également utilisé dans les cas de séborrhée du cuir chevelu : il stabilise la sécrétion de sébum. Il peut être aussi utilisé pour l’acné d’origine juvénile.

Enfin, pris le soir en tisane, le lamier blanc produit un effet tranquillisant et favorise un sommeil paisible.

Pour les jardiniers,  planté à côté des pommes de terre, le lamier repousse les attaques de doryphores et donne un bon goût à la pomme de terre !

Infusion de lamier :

Cueillir les fleurs une à une, ou si vous êtes pressés, les sommités, en période de floraison sur une dizaine de cm. Les faire sécher rapidement. Compter 1 cuillerée à café de plante séchée pour 250 ml d’eau bouillante

Le  bain de siège est conseillé pour les désordres de la muqueuse vaginale, la tisane, les compresses, la friction seront   plus appropriées pour le nettoyage du visage, du cuir chevelu.

 

 

 

On reconnait la véronique (Veronica) au premier coup d’œil. Ce sont ses jolies petites fleurs bleues  à 4 pétales et ses 2 grandes étamines qui nous interpellent. Elle est en régression du fait de l’emploi d’engrais chimiques. Regardez dans les fossés. Les différentes espèces de Véronique (ici Veronica chamaedrys ou Véronique petit-chêne), présentent les mêmes vertus thérapeutiques : astringentes et cicatrisantes. La présence d’aucubine confère à la plante des vertus anti-inflammatoires, elle est aussi protectrice des cartilages et des cellules hépatiques. Mais attention, son ingestion peut provoquer des diarrhées. L’utilisation par voie interne est à éviter en auto-médication. La Véronique donne de bons résultats pour les traitements de peau, acné, démangeaisons, petites plaies en application externe.

Pour préparer une lotion pour une cure anti-acné, Il vous faudra :

Une grosse poignée de  plantes (fleurs, feuilles, tiges) ,  500 ml d’eau, une petite bouteille (ou bocal).

Mode opératoire :

1. Faire chauffer l’eau jusqu’à ébullition. Stopper la source de chaleur.
2. Y déposer les plantes, à couvert.
3. Laisser infuser pendant 10 mn.
4. Laisser refroidir.
5. Filtrer, mettre en bouteille.
6. Nettoyer le visage plusieurs fois par jour avec l’extrait ainsi obtenu. En massant légèrement pour bien faire pénétrer les principes actifs.

 

Avril … Ne te découvre pas d’un fil… Que cela se vérifie cette année! Entre pluie, vent et fraîcheur printanière, le soleil a bien du mal à faire une percée. Mais, soyons patients, il arrive.

 

Le lierre terrestre ( Glechoma hederacea ) ne grimpe pas, mais il soigne : les bronches et la peau. Il fait partie de la famille des Lamiacées dont la menthe fait aussi partie, et n’ a rien à voir avec le lierre grimpant!  Il se rencontre partout dans les jardins, dans les fossés, dans les bois, dans les prés. Autrefois, cette petite herbacée était considérée comme magique. Jusqu’au 13e siècle environ, avant que le houblon ne devienne l’ingrédient universel pour la bière,  d’autres plantes dont le lierre terrestre ont joué ce rôle.
On utilise les feuilles en infusion ou en salade, quand elles sont jeunes. La fleur, au goût sucré, est très apprécié en cuisine et est utilisée en salade ou condiment. Son parfum, très particulier, peut remplacer la menthe, relève les plats.

Sur le plan médicinal, il est connu pour protéger les voies respiratoires. Les principes actifs des feuilles de lierre terrestre soutiennent et stimulent l’appareil broncho-pulmonaire, régénèrent la muqueuse respiratoires et sont bénéfiques pour les affections respiratoires comme l’asthme, la bronchite, le rhume…).

Recette : Boire 3 ou 4 tasses par jour d’infusion (une cuillerée à soupe de lierre terrestre pour 200 ml d’eau).

En usage externe, s’utilise en cataplasme pour toutes les peaux agressées (eczéma, acné, ulcères, abcès).

Lotion assainissante pour la peau

  • Une grosse poignée de lierre terrestre
  • 250 ml d’eau
  • Déposer le lierre terrestre dans l’eau bouillante.
  • Faire reprendre l’ébullition, couvrir, stopper la source de chaleur et laisser infuser une vingtaine de minutes.
  • Filtrer et utiliser matin et soir cette lotion cicatrisante et parfumée en cas de problèmes de peau.
    Elle se conserve 5 jours au réfrigérateur.

Pour en savoir plus sur le lierre terrestre, ses utilisations, les recettes :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lierre_terrestre

https://www.plantes-et-sante.fr/jardiner/le-lierre-terrestre-il-ne-grimpe-pas-il-soigne

https://www.herboristerie-moderne.fr/tisanes-infusions/plantes-simples/l/lierre-terrestre-tisane-en-vrac.html

https://lesbrindherbes.org/2014/09/30/ces-plantes-soignent-lierre-terrestre/

http://www.wikiphyto.org/wiki/Lierre_terrestre

 

 

La stellaire holostée (Stellaria holostea) pousse en lisière et dans les bois, sur les talus de mars à juin. Sa tige est cassante et ressemble à un os. Ainsi, autrefois, selon la théorie des signatures (principe selon lequel la forme des plantes indique leur rôle et leur fonction en matière de soins  » les semblables soignent les semblables« ), la stellaire était réputée pour le traitement des fractures.

Plus raisonnablement, on peut consommer ses jeunes pousses, fleurs et feuilles en salade, elles ont un goût de petits pois. Attention, toutefois à ne pas en abuser car la plante peut se révéler laxative.

En application externe, la plante était employée, une fois écrasée pour les furoncles et les anthrax.

On l’employait aussi cette jolie vivace comme plante ornementale des jardins et des rocailles

 

Mars

Qu’il se fait attendre, cette année!  Saluons  quelques unes des belles de nos régions qui ne craignent pas de s’épanouir, malgré les températures qui stagnent…

 

Le pissenlit (Taraxacum officinale) est probablement la plus connue des plantes sauvages. Elle pousse à peu près partout. Elle est à la fois comestible et médicinale. Toute la plante est utilisable : fleurs, en bouton ou épanouies, feuilles, racines.  On a souvent recours au pissenlit dans le cadre d’une cure détox au printemps: il a une action sur le foie, sur la vésicule biliaire, sur les reins. Il est un véritable « nettoyeur de sang ». Ainsi que le disait le Docteur Henry Leclerc, phytothérapeute de renom : « le pissenlit essore l’éponge hépatique et rince le filtre rénal« .

Les boutons floraux peuvent être cuisinés ou marinés, les fleurs donnent une excellente gelée qui a le goût du miel. Les feuilles se consomment en salade ou en infusion, les racines en décoction

Pour la gelée de pissenlit, il vous faudra :
400 fleurs de pissenlit, 1.5 l d’eau, 2 oranges, 1 citron, 3 gr d’agar-agar, 1kg sucre de canne, 1 casserole, des pots avec couvercles.
Mode opératoire:
1/Cueillir les fleurs. Retirer la partie verte, ne laissant que le jaune des pétales.
2/ Ébouillanter les pots.
3/ Verser l’eau dans la casserole, ajouter les fleurs, les jus des deux oranges et du citron.
4/ Bien mélanger, puis faire chauffer doucement la préparation sur feu doux en remuant régulièrement. Le mélange soit bouillir mais tout doucement pendant 10 minutes.
5/ Filtrer à l’aide d’un tamis et récupérer le jus. Le remettre dans la casserole avec le sucre et l’agar-agar.
6/ Reporter à ébullition, puis compter 10 minutes de cuisson, toujours à feu doux et en remuant en permanence.
7/ Mettre en pots.

 

 

 

La primevère officinale (Primula Veris), le fameux coucou, annonce généralement le printemps bien avant le retour des hirondelles. Savez-vous que cette petite plante vivace que l’on voit fleurir dans les fossés peut vivre 50 ans? Elle est comestible : on utilise  ses fleurs et ses jeunes feuilles en salade,  potage. Toute la plante et particulièrement la racine a des propriétés médicinales : analgésiques, anti-spasmodiques, diurétiques, pectorales et expectorantes. On l’utilise notamment pour les bronchites (infusion de fleurs, décoction de racine…)

Pour en savoir plus sur l’utilisation de la primevère :

http://www.wikiphyto.org/wiki/Primev%C3%A8re

https://therapeutesmagazine.com/primevere/

 

 

L’ajonc, que l’on voit fleurir tôt, parfois même en hiver est l’emblème de la Bretagne notamment pour ses qualités de résistance. Cette grande famille des Ulex est représentée dans nos régions par Ulex Breoganii en Bretagne, et Ulex europaeus L. sur le littoral atlantique.
Autrefois, l’ajonc était cultivé pour sa capacité à pousser sur les sols pauvres et à servir, fauché avant la floraison et finement haché,de fourrage pour les animaux.
L’ajonc est une plante tinctoriale et servait à teindre la laine et  les œufs de pâques en jaune.
Mais attention, la plante contient des alcaloïdes et les graines sont toxiques.
Il n’y a pas de traces d’utilisation en phytothérapie. Le Docteur Bach l’a classé parmi ses 38 élixirs : Gorse « est le remède pour les personnes qui ne croient plus et ont perdu tout espoir », « pour les personnes qui sont persuadées que leur situation est désespérée ».

Pour en savoir plus sur les élixirs de Bach :

http://www.bachcentre.com/fr/presentation/38/gorse.php

 

 

La jonquille des bois enchante littéralement les sous-bois qu’elle fréquente par endroits. Elle est en en fait un narcisse (Narcissus pseudonaricssus) et  pousse à l’état sauvage. De nombreux croisements ont donné des hybrides cultivés qui fleurissent précocement et illuminent les jardins tôt dans la saison.
Attention, toutes les jonquilles et narcisses sont toxiques à l’ingestion ( fleurs, feuilles et bulbes).
On peut observer parfois une dermite de contact à la cueillette.
Il est préférable de laisser ces jolies fleurs embellir la forêt ou le jardin.
La fête des Jonquilles a lieu tous les deux ans à Gérardmer dans les Vosges, depuis 1935, à la mi-avril.

 

La ficaire (Ranunculus ficaria L.) est une fausse renoncule, confondue parfois à tort avec le bouton d’or. Sa floraison, d’avril à mai, indique un signe avant-coureur du printemps. Très commune, son développement précoce lui donne un avantage lui permettant de dominer rapidement l’espace qu’elle occupe. Elle peut ainsi être considérée comme invasive. Elle possède des propriétés vasoconstrictrices  aux vertus anti-hémorroïdales.
A partir des racines séchées et broyées, on peut préparer un onguent. A utiliser uniquement par voie externe.


Il vous faudra :

des racines de ficaire, récoltées en décembre, du saindoux, 1 bécher (doseur) de 2 cl, 1 cuillère à café, 1 petite casserole, 1 pot avec couvercle

Mode opératoire :

1. Récolter vos racines en décembre
2. Les faire sécher pendant quelques jours
3. Les presser fortement pour en récupérer la sève ( 1 à 2 cl)
4. Ébouillanter le pot
5. Faire fondre environ 1 à 2 cuillerées à café de saindoux
6. Bien mélanger les deux ingrédients.
7. Mettre en pot.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/FicaireYves Rocher, 100 plantes, 1000 usages, Paris, Hachette,

Pour en savoir plus sur les traitements naturels pour soigner les hémorroïdes :

https://www.altheaprovence.com/blog/soigner-les-hemorroides/

 

Février.

Nous sommes encore en hiver, mais  ne nous y trompons pas…

La végétation redémarre. Voici les premières belles.

 

Le mimosa qui fait partie de la famille des … acacias.  Le mimosa des fleuristes (Acacia dealbata) est un arbre ramené au XVIIIème d’ Australie. Fort bien acclimaté sur le pourtour méditerranéen et atlantique, il est devenu aujourd’hui une espèce invasive. Il fleurit de janvier à mars.

Il n’est pas à proprement parler une plante médicinale, il est plutôt toxique. Sauf ses fleurs que l’on consomme cristallisées ou confites. Elles ornaient autrefois les gâteaux. On peut en faire des sirops, des gelées, ou des bonbons…à condition de les préparer fraîches.  Mais la réputation du mimosa s’est faite sur son parfum et il a contribué à l’essor de la ville de Grasse.

Et si vous essayiez de fabriquer vos boules de mimosa cristallisées?

Il vous faudra :

un œuf, du sucre en poudre, des fleurs de mimosa.

Mode opératoire :

1. Ramasser les fleurs fraîches le matin de préférence.
2. Préparer deux récipients : un, creux, avec de l’eau, le deuxième, plat, avec du sucre.
3. Laver les fleurs. Les laisser s’égoutter ou sécher un peu sur une grille.
4. Préchauffer le four à 120 °.
5. Préparer la plaque du four recouverte de papier sulfurisé.
6. Séparer le blanc du jaune ( on n’utilisera que le blanc). Le faire mousser légèrement avec un fouet.
7. Verser le sucre sur le récipient plat.
8. Tremper chaque fleur dans le blanc d’œuf, puis bien faire adhérer le sucre à la fleur. La poser ensuite sur la plaque de cuisson.
9. Faire cuire pendant 15 minutes en laissant la porte du four entrebâillée. (si vous disposez d’une pièce sèche et aérée, vous pouvez faire sécher les fleurs cristallisées sur une grille 2 à 3 jours à l’air libre.)

Ces fleurs cristallisées se rangent sur un lit de sucre, dans un récipient hermétique, à l’abri de l’humidité.

Important : la règle absolue est de ne jamais consommer les fleurs vendues par les fleuristes ou les jardineries, car elles ont subi des traitements qui les rendent impropres à la consommation.

 

 

La (ou le ) perce-neige (Galantus Nivalis) est comme son nom l’indique la « première à pointer le bout de son nez », même s’il faut pour cela … percer la neige. Elle a la réputation d’annoncer la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps. Mais attention, la belle est toxique.

De multiples légendes sont associées à la perce-neige, notamment la pureté. On peut citer la poème de Robert Desnos :

Violette de la Chandeleur,
Perce, perce, perce-neige,
Annonces-tu la Chandeleur,
Le Soleil et son cortège
De chansons, de fruits, de fleurs ?
Perce, perce, perce-neige
A la Chandeleur

 

La pâquerette (Bellis perennis)  fait le charme des prairies, bords de chemins … et des pelouses.  Même tondue fréquemment, sa rusticité lui permet de refleurir à chaque fois. Les premières ont commencé à s’ouvrir, mais c’est vers la période de Pâques qu’elles fleuriront massivement. La fleur aux multiples bienfaits : elle est comestible (fleurs et feuilles)  salade ou cuite, les boutons floraux peuvent se consommer en condiments, conservés dans du vinaigre, et depuis la renaissance, on lui attribue de nombreuses qualités. On lui prête toutes les utilisations : tisane, décoction, teinture-mère, huile...

Et pourquoi ne pas essayer de se faire une huile raffermissante à la pâquerette maison pour un bon massage?

Il vous faudra :

un pot en verre avec couvercle, des fleurs de pâquerettes, de huile de tournesol (plus sèche) ou d’olive ( plus nourrissante), un filtre.

Mode opératoire :

  1.  Ébouillanter le pot,
  2. Le remplir de pâquerettes, sans tasser, jusqu’aux deux tiers,
  3. Compléter avec l’huile jusqu’au bord,
  4. Emballer le pot avec du papier kraft ou du papier journal,
  5. Laisser macérer au soleil durant trois semaines,
  6. Filtrer, transférer et conserver dans un flacon en verre teinté.

Cette huile peut s’utiliser seule en massage, en soin cutané ou en synergie avec un autre macérat huileux ou huile essentielle.

Pour en savoir plus : http://www.lesateliersenherbe.com/paquerette-jolie-fleur-multiples-bienfaits/

ou : https://www.aroma-zone.com/info/fiche-technique/macerat-huileux-bellis-paquerettes-bio-aroma-zone?page=library