Avril

Le lamier blanc (Lamium Album) n’est pas, contrairement à son apparence, une ortie. Touchez-le, vous verrez ! Il ne pique pas. Ses jolies fleurs blanches – et sa tige carrée, poilue, mais  dépourvue de poils urticants – ne laissent aucun doute. Les jeunes feuilles et ses fleurs sont comestibles et peuvent être consommées en salade ou être cuisinées comme des légumes. Le lamier blanc a fait l’objet d’études scientifiques et est reconnu pour ses nombreuses propriétés. Il rentre dans la composition de divers médicaments ou de compléments alimentaires.

Le lamier blanc est utilisé pour les inflammations des voies respiratoires, les troubles gastro-intestinaux, les diarrhées, l’élimination des toxines comme l’acide urique, responsable de la goutte ou de troubles articulaires. Ses vertus astringentes, antibactériennes, antifongiques, antivirales en font un allié précieux pour la muqueuse vaginale : vaginites, leucorrhées, dysménorrhées (règles douloureuses), infections urinaires et cystites, troubles de la ménopause, troubles uro-génitaux.

Il est également utilisé dans les cas de séborrhée du cuir chevelu : il stabilise la sécrétion de sébum. Il peut être aussi utilisé pour l’acné d’origine juvénile.

Enfin, pris le soir en tisane, le lamier blanc produit un effet tranquillisant et favorise un sommeil paisible.

Pour les jardiniers,  planté à côté des pommes de terre, le lamier repousse les attaques de doryphores et donne un bon goût à la pomme de terre !

Infusion de lamier :

Cueillir les fleurs une à une, ou si vous êtes pressés, les sommités, en période de floraison sur une dizaine de cm. Les faire sécher rapidement. Compter 1 cuillerée à café de plante séchée pour 250 ml d’eau bouillante

Le  bain de siège est conseillé pour les désordres de la muqueuse vaginale, la tisane, les compresses, la friction seront   plus appropriées pour le nettoyage du visage, du cuir chevelu.


Le séneçon commun (Senecio vulgaris ) est une petite plante annuelle considérée par les jardiniers comme une « mauvaise herbe ».

Autrefois, elle était considérée comme médicinale et possède des propriétés anti-inflammatoires. Elle était utilisée pour calmer les inflammations des reins les maladies du foie et les règles douloureuses – en usage externe en cataplasme et était réputée pour améliorer la circulation veineuse.
Ce sont des pratiques tombées en désuétude.
La plante aujourd’hui est interdite de par sa toxicité due aux alcaloïdes qui en font une plante hépatotoxique et néphrotoxique.


La Cardamine des prés ou Cresson des prés (Cardamine pratensis) appartient à la  famille Brassicacea (dites Crucifères). C’est une plante d’une vingtaine de centimètres que l’on rencontre souvent en colonies dans les prairies humides. Les fleurs sont blanches mais elles peuvent être roses ou mauves.

Les jeunes pousses et les jeunes feuilles récoltées avant la floraison sont comestibles et consommées de préférence crues car la cuisson leur fait perdre leur goût caractéristique de cresson.

Les fleurs de la cardamine des prés ont un surprenant goût piquant qui rappelle la moutarde et sont parfois un peu amères. Elles décorent joliment les salades.

Ses feuilles basales disposées en rosettes font un excellent condiment et apportent une touche piquante aux salades composées.

Éviter de les utiliser seules car le goût est trop prononcé et parfois amer.

La plante est riche en vitamine C,  a des propriétés tonique,  stomachique, expectorante et antiscorbutique.

Autrefois, on demandait aux enfants de ne jamais la cueillir, sous peine de se faire mordre par un reptile dans l’année à venir… C’était surtout le moyen d’inviter les plus jeunes à s’éloigner des zones humides potentiellement dangereuse.

Vous trouverez quelques recettes ici

A réaliser : Sablés au fromage de chèvre et Cardamine