Avril

La consoude avait la réputation de réparer les os. Elle aussi une plante multi-fonctions qui trouve sa place dans toute la maison.

La Consoude (Symphytum officinale L.) retrouve depuis quelques décennies l’attrait qu’elle avait dans l’antiquité.
A l’époque, elle était connue et utilisée comme plante médicinale et doit son nom au mot latin consolida (consolider) car elle avait la réputation de réparer les os, et d’accélérer la formation du cal lors de fractures.
Cette plante généreuse a des propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes grâce aux allantoïnes (composé azoté, responsable de la régénération cellulaire), émollientes et favorise le cal en cas de fractures.

C’est une plante multi-fonctions qui trouve sa place dans toute la maison : à la cuisine ou au garage pour les petits bobos quotidiens, dans la salle de bains, pour la prévention ou l’apaisement des douleurs articulaires ou musculaires, pour les peaux sèches ou abîmées ….

Elle sera utile pour aider à :
à cicatriser les écorchures et les brûlures légères, à consolider les fractures
grâce à son action cicatrisante et astringente (a un effet vasoconstricteur sur les tissus et la peau).
à soulager les entorses, foulures et ecchymoses, les crampes et les névralgies musculaires, l’arthrose  grâce à son action anti-inflammatoire.
à traiter les furoncles, acné, eczéma, psoriasis, gerçures, piqûres d’insectes, crevasses grâce à son action émolliente (amollit et détend les tissus enflammés).

Bien que l’on trouve un peu partout des recettes culinaires à la consoude, il est préférable de ne pas la consommer en interne de façon fréquente et/ou prolongée car elle contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques, hépato-toxiques. On ne l’emploiera pas non plus sur des plaies ouvertes.
La plante est bien connue des jardiniers pour la valeur de ses feuilles riches en potasse et oligo-éléments qui en font un excellent engrais.

Pour le baume à la consoude, il vous faudra :
100 grammes de racines de consoude (avec la peau noire), 250 ml d’huile d’olive ou de tournesol, 50 grammes de cire d’abeilles, 1 brosse, 1 râpe, 1 bol, 1 passoire fine (en métal), 1 fouet, des petits bocaux, foncés de préférence, avec couvercle.
Facultatif : afin de renforcer l’action et créer une synergie, on peut ajouter des huiles essentielles – 5 gouttes au choix :

◊ Lavande officinale : anti-inflammatoire, cicatrisant, régénérant cellulaire.
◊ Géranium rosat : cicatrisant et anti-infectieux cellulaire.
◊ Ciste : cicatrisant et anti-rides.
◊ Tea-Tree : anti-infectieux polyvalent.
◊ Ylang-ylang : Tonique et régénérant
◊ quelques gouttes de Teinture de Benjoin ou de Vitamine E pour conserver la préparation

Mode opératoire :
1. Laver la racine soigneusement avec la brosse.
2. Sécher la racine.
3. Râper la racine et la mettre dans le bol.
4. Couvrir avec l’huile végétale.
5.  Faire chauffer au bain marie le bol contenant la racine râpée et l’huile végétale à feu très doux en remuant de temps en temps pendant 1 heure.
6. Verser le mélange dans une passoire fine pour récupérer l’huile et filtrer la racine.
7. Ajouter à l’huile la cire d’abeille dans le bol et faire chauffer au bain marie à feu très doux en remuant doucement avec le fouet, jusqu’à ce que la cire fonde. Bien émulsionner le mélange.
8. Ajouter les HE et la vitamine E. (facultatif).
9. Verser aussitôt la préparation dans des petits bocaux stérilisés. Fermer les couvercles.
Au bout de 24 heures, le baume a durci et peut être utilisé. Cette préparation se conserve facilement pendant 6 mois, à l’abri de la lumière et au sec.


Ses petites fleurs blanches, agréablement parfumées, se dégustent en infusion et aident efficacement à lutter contre l’anxiété, la nervosité et l’ insomnie.
L’aubépine entre dans la composition de plus de deux cents spécialités pharmaceutiques

L’aubépine (Crataegus monogyna) est un arbuste à feuilles caduques souvent utilisé dans les haies ceinturant les prés.  Sa croissance lente en fait un bois très dur utilisé pour les manches d’outils et autrefois des armes et les pièces mécaniques. Sa longévité, peut atteindre quelques 300, 500 ans et même davantage.
Depuis l’antiquité, l’aubépine symbolise l’innocence et la pureté virginale. Ses fleurs blanches, parfois légèrement rosées, sont disposées en bouquets d’une dizaine de fleurs. Elles sont très odorantes.

On dit que l’aubépine est la plante des cœurs brisés, tant sur le plan physique qu’émotionnel. C’est l’une des plantes les plus connues pour traiter les maladies du cœur.
Les états de stress et de dépression peuvent, sur le long terme, favoriser le développement des pathologies cardiaques et inversement. Ce lien est aujourd’hui reconnu par les cardiologues.
L’aubépine entre dans la composition de plus de deux cents spécialités pharmaceutiques concernant les troubles du rythme cardiaque, les palpitations, la régulation de la pression artérielle, la prévention des troubles coronariens. Elle a une action fortifiante pour le cœur.
Quoiqu’il n’existe pas d’interaction connue entre l’aubépine et les médicaments destinés à soigner les problèmes cardiovasculaires ou cardiaques, les personnes atteintes de troubles cardiaques, même bénins, doivent consulter leur médecin pour utiliser l’aubépine en complément de leur traitement.

Les fleurs et boutons d’aubépine sont le plus souvent utilisés, mais il est possible de profiter des feuilles, des sommités florales et des fruits. Les sommités fleuries se récoltent au printemps et les fruits, petites baies rouges rondes, en automne.

Les propriétés rafraîchissantes et astringentes de l’aubépine sont connues aussi pour soulager les maux de gorges (fruits). Le resserrement des tissus permet de réduire progressivement l’inflammation et la douleur.
A utiliser en gargarisme : 10 g de fruits à faire infuser avec un peu de miel (environ 10 g par litre d’eau).

Ses vertus sédative, apaisante et antispasmodique en font une alliée pour la diminution de l’excitabilité du système nerveux : troubles de la ménopause, palpitations, bouffées de chaleur, insomnie, irritabilité et les bourdonnements d’oreille.
Pour les troubles du sommeil :
Infusion : une cuillère à café de fleurs et feuilles desséchées pour une tasse de 15 cl. Laisser infuser 10 à 15 minutes. A boire 30 minutes-1 heure avant de se coucher
Pour un effet plus  » sédatif  » associer à l’aubépine, la valériane et la passiflore ou encore l’escholtzia
Pour une tisane décontractante : à prendre en infusion à raison d’une cuillérées à café de fleurs et/ou feuilles sèches pour 25 cl d’eau. Laisser infuser 10 à 15 minutes.

L’élixir floral (à la manière du docteur Bach) de fleurs d’aubépine est très utilisé pour l’indication de « cœur moral/spirituel brisé ».
Pour se libérer des influences extérieures et des attachements émotionnels, adoucit la douleur de la séparation et apaise suite à la perte d’un être cher, apaise le chagrin et permet un travail de deuil en profondeur.
Pour se sentir libre d’évoluer librement, dans un sentiment de paix intérieure.
Aide à développer sa véritable individualité.


Ses racines possèdent un goût proche du radis. Les jeunes feuilles apportent un léger goût d’ail. Les tiges ont un goût sucré de chou. Les fleurs décorent les salades ou les canapés. Les graines remplacent parfois celles de la moutarde noire.

L’alliaire officinale ou herbe à ail (Alliaria petiolata) est une plante herbacée de la famille des brassicacées.
Elle est très commune et on la trouve dans les haies, broussailles, talus, en forêt.
Ses petites fleurs blanches apparaissent en avril ou en mai, et sont composées de quatre pétales disposés en croix d’environ 6 mm à peine de côté. Sa tige dressée porte des feuilles dentées vert pâle, qui, chiffonnées libèrent une odeur proche de l’ail, d’où son nom populaire.
Autrefois, cette plante ne présentait guère d’intérêt  aux yeux des phytothérapeutes. Son efficacité dans la prise en charge des problèmes de peau a été mise en évidence au cours du 20ème siècle.
Toute la plante peut être utilisée : fleurs, feuilles, tiges, racines.

Usage médicinal :

Les propriétés médicinales de l’alliaire sont diurétique, vermifuge, tonique, cicatrisante et antiseptique.
Elle est surtout utilisée en usage externe pour traiter les plaies, les ulcères et les maladies de la peau telles que l’eczéma, sous forme de cataplasme. Elle est riche en vitamine C et a la réputation de faire fuir certains insectes.

Quelques usages en externe :
Pour prévenir les caries et fortifier les gencives.
Gargarisme : Préparer une infusion (20 g de plante pour un litre d’eau) et prendre en gargarisme (bain de bouche).
Pour soulager et apaiser les maladies de la peau (eczéma).
Massage : Appliquer des feuilles broyées directement sur les lésions.

Usage alimentaire :

L’alliaire est utilisé comme épice et condiment depuis fort longtemps. Les archéologues ont retrouvé des traces de graines dans des poteries datées de plusieurs milliers d’années. Ses racines possèdent un goût proche du radis. Les jeunes feuilles apportent un léger goût d’ail. Les tiges ont un goût sucré de chou. Les fleurs décorent les salades ou les canapés. Les graines remplacent parfois celles de la moutarde noire, qui servent à produire de la moutarde.

Quelques recettes :
Le beurre à l’alliaire
Hacher finement un petit bouquet de feuilles d’alliaire en choisissant celles du sommet, plus tendres. Y ajouter quelques fleurs. Incorporer le tout à du beurre demi-sel. C’est tout.
A déguster sur des tranches de pain de campagne ou des légumes vapeur. Finesse et goût subtil garanti.

Le pesto d’alliaire
Ingrédients pour un pot de 350 g :
– 80 à 100 g de feuilles et de fleurs d’alliaire
– huile d’olive
– 40 g de parmesan râpé
– le jus d’un citron
– quelques graines (cela peut-être des amandes, des noix, des pignons de pin, des noisettes, des graines de tournesol)
– sel et poivre

  1. Préparer les ingrédients : rincer, éponger et effeuiller les tiges d’alliaire.
  2. Confectionner le pesto d’alliaire : assembler le tout dans un récipient. Verser un peu d’huile. Ajouter le jus de citron pour atténuer l’amertume. Mixer le tout, terminer avec l’huile jusqu’à bonne consistance. Assaisonner.
  3. Recommandations : le pesto n’est pas utilisé rapidement,  le conserver dans un récipient sous une fine couche d’huile, voire le congeler.

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