Mai

Le « marron d’Inde » est utilisé  dans la pharmacopée pour ses propriétés anti-inflammatoire, anti-oedemateuse, vasoconstrictrice et est efficace contre l’insuffisance veineuse

Le marronnier commun ou le marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum L.), aux fleurs blanches ou roses spectaculaires et odorantes, ne vient pas d’Inde comme son nom pourrait le laisser croire mais d’une région située au Nord de la Grèce. Sa longévité peut atteindre plusieurs centaines d’années. Il est l’arbre d’ornement par excellence. Ses graines, les marrons – à ne pas confondre avec les châtaignes – sont impropres à la consommation,  mais n’en ont pas moins de grandes vertus médicinales.  La graine, son enveloppe et l’écorce sont utilisés depuis longtemps dans la pharmacopée pour leurs propriétés anti-inflammatoire, anti-oedemateuse, vasoconstrictrice et sont efficaces contre l’insuffisance veineuse.

Le marron d’Inde peut donc être utilisé dans les cas suivants * :

  • L’insuffisance veineuse chronique
  • Les varices
  • Les ulcères variqueux
  • Les rétentions d’eau et œdèmes des membres inférieurs
  • En application locale, lorsqu’il y a fragilité des capillaires et une peau qui marque facilement.

*Ne pas substituer à un traitement médical. Pour utiliser en complément d’un traitement médical, demander conseil à son médecin.

Pour en savoir plus sur les qualités et l’utilisation du marron d’Inde :

https://www.altheaprovence.com/blog/marronnier-dinde-aesculus-hippocastanum/

http://www.wikiphyto.org/wiki/Marronnier_d%E2%80%99Inde


Les fleurs sont blanches, disposées en grappes pendantes, parfumées et mellifères. Elles donnent l’un des miels les plus réputés : le miel d’acacia.

On trouve le  robinier faux acacia (Robinia pseudoacacia L) dans les parcs et les grands jardins, sur les talus qu’il stabilise, en bordure de fossés ou en haies bocagères, pour lesquelles ses épines sont un précieux atout.
Il existe des variétés d’ornement, sans épines, avec un port pleureur, plébiscitées dans l’espace public.
Celui que l’on désigne par « acacia » n’en est pas un. La ressemblance de ses feuilles avec cette famille lui a valu ce surnom qui lui est resté au fil du temps. L’arbre est originaire d’Amérique du Nord et a été ramené en France au XVIIème siècle. Deux de ses descendants sont encore visibles à Paris : ils ont été plantés en 1601 et 1636.

Fleurs comestibles
Ses fleurs  très caractéristiques apparaissent entre mai et juin. Elles sont blanches, disposées en grappes pendantes, parfumées et mellifères. Elles donnent l’un des miels les plus réputés : le miel d’acacia, appellation impropre, mais usuelle.
Mais la miellée du robinier est une miellée capricieuse : il fleurit en pleine période des « saints de glace » où les températures peuvent être fraîches et la météo pluvieuse.
Et le nectar n’est abondant que par une température supérieure à 20°C et un temps relativement sec. La récolte de miel d’acacia est donc peu régulière en France.
Les fleurs peuvent être utilisées pour la préparation de beignets ou de gelées et aussi de sirop parfumé pour déguster avec crêpes, crèmes ou yaourts. Elles peuvent être aussi cristallisées.

Usage médicinal
Toutes les parties de l’arbre sont toxiques par ingestion sauf les fleurs, comme vu ci-dessus. L’ingestion de l’écorce et des feuilles peut être toxique pour de nombreux animaux..
Le robinier faux-acacia est présent dans la pharmacopée européenne, avec pour seule utilisation la teinture-mère d’écorce et de jeunes rameaux, servant de base à des préparations homéopathiques, sous l’appellation « Robinia » et utilisé pour les gastrites et reflux œsophagien.

Recette de sirop de fleurs d’acacia

  • 100 gr de fleurs d’acacia
  • 1 l d’eau
  • 600 gr sucre
  • 1  citron

1/ Préparer quelques flacons en les ébouillantant.
2/ Faire bouillir l’eau
3/ Verser l’eau bouillante sur les fleurs, avec le citron coupé en tranches
4/ Laisser infuser 12 à 24 heures
5/ Filtrer
6/ Optionnel : vous pouvez goûter votre infusion de fleurs. Si vous la trouvez trop fade, vous pouvez recommencer l’opération en ajoutant 50 gr de fleurs.
7/ Ajouter le sucre à l’infusion de fleurs.
8/ Laisser frémir pendant 30 minutes
9/ Mettre en bouteilles.

Préférer utiliser de petites bouteilles qu’une grande. La préparation se conservera mieux. Une fois ouverte, laisser la bouteille au réfrigérateur.


« Il y a dans le muguet tant de subtilité que je l’ai rêvé sublimé. Je me suis plongé dans son parfum afin de restituer la beauté et la souple volupté de cette fleur fragile comme la porcelaine. » J.C. Ellena

Les délicates clochettes blanches du muguet (Convallaria majalis L.) groupées en grappes le long de la tige, voient le jour idéalement le 1er mai. Il leur faut une température tempérée, de la lumière et un sol humide. Elles annoncent la fraîcheur et la légèreté du printemps. Longtemps le symbole du renouveau, le muguet est devenu symbole de bonheur.

Les Celtes fêtaient début mai le passage de la saison sombre à la saison claire et honorait l’aubépine et le muguet.
Les Romains célébraient les Florales, en l’honneur de Flora, la déesse des fleurs.
Au moyen-âge, on accrochait le muguet au seuil des fiancées. A la Renaissance, Charles IX, ayant reçu du muguet en offre à son tour à son entourage comme porte-bonheur et met l’usage à la mode. Cette coutume se répandit rapidement dans toute la France.
Après la révolution, la tradition se perd pendant presque un siècle et resurgit la fin du 19ème dans les milieux parisiens. Au début du 20ème, les grands couturiers offrent des brins de muguet aux clientes et aux « petites mains » le jour du 1er mai.
Celui-ci est aussi associé à la fête du travail qui date de 1889. Le brin de muguet, fleur traditionnelle d’Ile de France, apparaît à la boutonnière des manifestants lors du 1er mai 1907. Depuis, il est vendu comme porte-bonheur à offrir à la famille et aux amis.
Le 1er mai devient la journée internationale des revendications salariales depuis 1936 et, en 1947, le seul jour chômé et payé en France.

Le fruit du muguet est une petite baie ronde, lisse, rouge. Elles sont réputées pour être un puissant « bouillon d’onze heures » (empoisonnement).
« Bon sang de bon sang ! n’allait-on pas aussi, un de ces quatre matins, lui servir un bouillon d’onze heures et l’envoyer brouter les pissenlits par la racine entre les quatre murs de l’enclos des morts !  »
Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921
Toutes les parties de la plante sont toxiques, y compris l’eau du vase dans lequel les brins ont séjourné. Le muguet est un tonicardiaque et diurétique.
Il a été utilisé dans le traitement de certaines maladies cardiaques. Mais son usage domestique est à proscrire et la plante est inscrite sur la liste des plantes toxiques.

C’est en parfumerie que le muguet est surtout connu.
Mais la fleur de muguet ne livre pas son parfum. Cette fleur considérée comme « muette » par les parfumeurs qui sont donc obligés de reproduire à l’aide d’autres senteurs, ce qu’on appelle la note muguet, une odeur fleurie, verte, une odeur surtout printanière et remplie de joie.
« Il y a dans le muguet tant de subtilité que je l’ai rêvé sublimé. Je me suis plongé dans son parfum afin de restituer la beauté et la souple volupté de cette fleur fragile comme la porcelaine. » confie Jean-Claude Ellena, parfumeur de la maison Hermès.