Mai

En usage externe pour soigner les panaris et les abcès, et est reconnue efficace pour le traitement des contusions et des ecchymoses. Elle aide et accélère la cicatrisation et la réparation des tissus

Le sceau de Salomon ( Polygonatum odoratum L. ou polygonatum multiflorum L. ) est une petite plante  vivace, rhizomateuse, de la famille des Asparagacées, qui pousse dans les sous-bois, le longs des allées en formant des colonies assez denses.
Il porte un beau feuillage, d’un vert parfois panaché. Ses fleurs blanches apparaissent en mai, et pendent comme des clochettes, la pointe verte, la tête en bas. Pour la variété multiflorum les clochettes sont réunies par plusieurs fleurs, en grappes de deux ou de trois.
Par sa silhouette élégante, ses tiges joliment arquées et son feuillage délicat, la plante forme un parterre sobre et agréable, que les jardiniers ont adopté pour son aspect naturel et sauvage.
Les baies, d’un noir bleuté, sont toxiques
. Elles étaient utilisées autrefois comme vomitifs.

Usage médicinal
La plante a des vertus médicinales : résolutif (anti-inflammatoire et hémolytique), astringent et calmant, tonique, adoucissant, fébrifuge, hypoglycémiant, diurétique. Si l’usage interne a été abandonné, elle est encore préconisée aujourd’hui en usage externe pour soigner les panaris et les abcès, et est reconnue efficace pour le traitement des contusions et des ecchymoses. Elle aide et accélère la cicatrisation et la réparation des tissus. Les douleurs d’origine arthritique et rhumatismale sont soulagées.

  • Décoction de rhizome à 50 g pour 1 litre d’eau : en compresses.
  • Rhizome frais éclaté
  • Pommade : mélanger le rhizome cuit et écrasé avec le même poids de saindoux.
  • Cataplasme : rhizome cuit à l’étouffée et écrasé. Utiliser d’abord cette eau pour y baigner le doigt atteint d’un panaris.

Issu du Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes 1868, ouvrage de référence en phytothérapie, de François-Joseph Cazin, médecin de campagne du Boulonnais et grand phytothérapeute :
« Dans quelques campagnes, on vante beaucoup contre les panaris le cataplasme suivant :
racine de sceau de Salomon 60 g,
saindoux 60 g,
eau commune,  un verre.
On fait cuire jusqu’à ce que la racine puisse s’écraser facilement. La cuisson se conduit à l’étouffée, dans très peu d’eau.  Puis on fait prendre au doigt malade un bain d’un quart d’heure dans ce mélange,
et on applique ensuite la racine en cataplasme.
On renouvelle chaque jour le remède. »

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