Mars

Page 3 : Stellaire holostée – Lierre terrestre – Prunelier


La stellaire holostée (Stellaria holostea) pousse en lisière et dans les bois, sur les talus de mars à juin. Sa tige est cassante et ressemble à un os. Ainsi, autrefois, selon la théorie des signatures (principe selon lequel la forme des plantes indique leur rôle et leur fonction en matière de soins  » les semblables soignent les semblables« ), la stellaire était réputée pour le traitement des fractures.

Plus raisonnablement, on peut consommer ses jeunes pousses, fleurs et feuilles en salade, elles ont un goût de petits pois.
Attention, toutefois à ne pas en abuser car la plante peut se révéler laxative.

En application externe, la plante était employée, une fois écrasée pour les furoncles et les anthrax.

On l’employait aussi cette jolie vivace comme plante ornementale des jardins et des rocailles.


 

Le lierre terrestre ( Glechoma hederacea ) ne grimpe pas, mais il soigne : les bronches et la peau. Il fait partie de la famille des Lamiacées dont la menthe fait aussi partie, et n’ a rien à voir avec le lierre grimpant!  Il se rencontre partout dans les jardins, dans les fossés, dans les bois, dans les prés. Autrefois, cette petite herbacée était considérée comme magique. Jusqu’au 13ème siècle environ, avant que le houblon ne devienne l’ingrédient universel pour la bière,  d’autres plantes dont le lierre terrestre ont joué ce rôle.
On utilise les feuilles en infusion ou en salade, quand elles sont jeunes. La fleur, au goût sucré, est très apprécié en cuisine et est utilisée en salade ou condiment. Son parfum, très particulier, peut remplacer la menthe, relève les plats.

Sur le plan médicinal, il est connu pour protéger les voies respiratoires. Les principes actifs des feuilles de lierre terrestre soutiennent et stimulent l’appareil broncho-pulmonaire, régénèrent la muqueuse respiratoires et sont bénéfiques pour les affections respiratoires comme l’asthme, la bronchite, le rhume…).

Recette : Boire 3 ou 4 tasses par jour d’infusion (une cuillerée à soupe de lierre terrestre pour 200 ml d’eau).

En usage externe, s’utilise en cataplasme pour toutes les peaux agressées (eczéma, acné, ulcères, abcès).

Pour une lotion assainissante pour la peau : 

  • Une grosse poignée de lierre terrestre
  • 250 ml d’eau
  • Déposer le lierre terrestre dans l’eau bouillante.
  • Faire reprendre l’ébullition, couvrir, stopper la source de chaleur et laisser infuser une vingtaine de minutes.
  • Filtrer et utiliser matin et soir cette lotion cicatrisante et parfumée en cas de problèmes de peau.
    Elle se conserve 5 jours au réfrigérateur.

Pour en savoir plus sur le lierre terrestre, ses utilisations, les recettes :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lierre_terrestre

https://www.plantes-et-sante.fr/jardiner/le-lierre-terrestre-il-ne-grimpe-pas-il-soigne

https://www.herboristerie-moderne.fr/tisanes-infusions/plantes-simples/l/lierre-terrestre-tisane-en-vrac.html

https://lesbrindherbes.org/2014/09/30/ces-plantes-soignent-lierre-terrestre/

http://www.wikiphyto.org/wiki/Lierre_terrestre


Le prunellier ou prunelier (Prunus spinosa) est appelé aussi l’épine noire ou l’épinette et encore de bien d’autres façons selon les régions.

C’est un petit arbuste n’excédant pas quatre mètres de hauteur. Il a la particularité de posséder des épines très dures et de se développer rapidement en un taillis inextricable. Cette particularité l’a rendu indispensable dans la mise en place de haies, d’autant plus que les animaux d’herbage tels que ovins et les bovins n’apprécient pas ses fruits et se tiennent à bonne distance de ses épines.

En revanche, les oiseaux sont friands de ses fruits, les prunelles ou drupes, et en disséminent les graines un peu partout. Il est aussi un excellent site d’accueil pour de nombreux papillons.

La préparation la plus connue à base de prunelles est la liqueur de prunelles que l’on élabore avec les jeunes pousses récoltées au printemps. Les recettes sont aussi variées que les familles. On peut également transformer les prunelles en confitures, compotes, gelées, sirops, … Macérées dans une saumure, elles se mangent comme des olives. Il convient d’attendre les premières gelées pour cueillir les fruits.

Les fleurs aromatisent agréablement les tisanes.

Autrefois, les feuilles séchées servaient de substitut au thé.